16 mars 2026

5 ans après une situation inédite dans le monde, situation inédite à Dubaï

 Autant vous prévenir tout de suite, cet article aura un ton un peu différent des autres. On ne parlera pas de tourisme, de découverte, de ballade mais plus de vie quotidienne dans une situation exceptionnelle et inattendue. Mais aussi pourquoi on peut se sentir bien à Dubaï... malgré tout ...

Retours en arrière pour poser le contexte:

Il y a 6 ans, Emmanuel Macron annonçait le confinement et pour notre part, le début d'une longue attente pour partir rejoindre Sébastien en Arabie saoudite.

Il y a mois, arrivaient des visiteurs (famille et amis). 2 semaines de visites, de profiter d'être ensemble, de faire découvrir notre cadre de vie et notre quotidien à ceux qui avaient parcouru respectivement 7075 et 6747 kms pour venir nous voir. Cà semblait presque irréel qu'ils soient là, mais çà a été de très bons moments, inoubliables. Puis, sans transition, j'ai décollé direction Lyon avec Lily-Rose (miette n°3) pour une compétition de cheerleading. Oui, oui à Lyon, en France. On atterrit vendredi 27 février en début d'après-midi, on s'installe à l'hôtel, je retrouve mon Pôpa et ma Môman qui eux aussi avaient parcouru quelques kilomètres pour venir nous voir, dîner d'équipe vendredi soir puis dodo car le lendemain se préparait une journée un peu chargée.

Il y a 15 jours, samedi 28 février, je me réveillais avec des messages de Sébastien et des infos m'annonçant une situation inédite: des bombardements de la quasi totalité des pays du moyen orient, réponse de l'Iran aux bombardements américains et israéliens. Les attaques de la part des USA et de Israël, on s'y attendait mais jamais on n'aurait pu imaginer une riposte de l'Iran contre les pays du Golfe. Voilà comment on se retrouve à vivre dans "un pays en guerre"... plus exactement un pays subissant des attaques.

Du côté de la France, le week end se déroule malgré tout comme prévu: entrainement pour Lily-Rose et son équipe le samedi matin pendant que je vais découvrir Lyon avec 2 autres mamans de l'équipe. Nos yeux passent des façades et des monuments à notre téléphone que nous consultons sans cesse pour suivre ce qui se passe. Nous avons de la chance, cette ballade nous change un peu les idées mais nous gardons le sens pratique en se demandant déjà quelle sera la suite des évènements. 1ère question: pourrons-nous reprendre l'avion lundi? La réponse tombera vite: tous les vols vers Dubaï sont annulés. 

Sur une note plus réjouissante, la compétition se passe très bien puisque les 2 équipes gagnent haut la main dans leurs catégories respectives et sont même les grands champions de la rencontre avec les 2 plus hauts scores de la journée. Puis, une fois sorties de cette bulle, il faut aviser... Certains ont déjà pris des billets pour leur pays d'origine et en profitent pour aller visiter de la famille ou des amis, d'autres décident d'en profiter pour visiter Paris ou Disneyland. Pour notre part, nous décidons de prendre le train vers Paris aussi pour profiter des 2 autres miettes Héloïse et Zoé. Hé oui, il y a toujours une note positive. 

J'ai quand même prévenu l'agence que je souhaitais rentrer à Dubaï dès qu'un vol était disponible. Heureusement nous avions volé sur Emirates, les émirats ayant réussi à négocier des couloirs aériens pour leurs compagnies, je savais que ce n'était qu'une question de jour. Pendant ce temps, on profite des filles, de la fraicheur et des terrasses parisiennes et petit fun fact je réponds à une interview de BFM.

Tout le monde me pose la même question :

Pourquoi vouloir rentrer à tout prix alors que tu as la chance d'être en France et que tu peux attendre tranquillement que ca se passe ? 

(Même Sébastien est dubitatif, voire inquiet que l'on rentre ...)

Justement parce que Sébastien est là-bas, tout seul, mais aussi parce que je me sens un peu redevable, j'ai envie de rentrer dans ce pays qui est le mien pour l'instant, qui m'a accueillie, j'ai besoin d'être aux côtés des personnes qui sont restées là. C'est peut être çà justement le sentiment d'être expatriée, et j'ai l'impression de le ressentir pour la 1ère fois depuis que je suis arrivée à Dubaï. 

Nous n'aurons pas à attendre longtemps, moins de 2 jours après nous étions à la porte d'embarquement pour un "vol de rapatriement"...

Vol de rapatriement...


un avion vide

   Et selon ma devise, il y a toujours un point positif: j'ai passé le vol le plus agréable en classe éco! chaque passager pouvait disposer de plusieurs rangées de sièges. Mais jamais je ne me suis posée la question si c'était une bonne idée de rentrer... Il paraît que ca ne va pas durer... L'avenir nous le dira...


    

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